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Atelier de Formation sur la Traite des Personnes – Regard sur la formation

Formation de lutte contre la traite des personnes

NGABOU Guy Roger

Capitaine de Gendarmerie, Gabon

La première journée de ce séminaire a été très enrichissante parce qu’elle nous a permis de découvrir beaucoup de choses auxquelles je n’étais pas confronté surtout dans la thématique de la traite des personnes. Il y a des éléments dont on avait connaissance mais par ignorance, on les lassait souvent passer. A l’issue de cette formation, je ferais un effort d’être un digne relais d’abord pour INTERPOL, déjà pour la réglementation en elle-même et ensuite pour le conseil auprès de mes subalternes et de mes supérieurs si possible.

 

KALLA DIPANDA Alice

Commissaire de Police, Cameroun

Nous avons appris beaucoup de choses aujourd’hui. J’ai été édifiée parce que dans le cadre des enquêtes nous étions souvent vraiment limités. La présence des autres pays de la sous-région nous donne une certaine assurance de ce que nous allons dorénavant mener des enquêtes ensemble. De plus, nous avons acquis une meilleure connaissance de la législation en vigueur dans les autres pays. Ce que j’attends pour la suite c’est de renforcer mes connaissances dans le domaine de la coopération policière internationale en matière de police criminelle.

 

André Rostand NGUIAMI

Commissaire de Police

L’atelier de formation sur la traite des personnes auquel nous participons, nous permet d’améliorer nos connaissances sur le phénomène de la traite, et de mieux faire la différence entre la traite des personnes et le trafic des migrants. Avec l’apport de cet atelier, nous sommes désormais outillé pour identifier les points de convergence entre ces deux phénomènes. Cela représente un grand apport dans l’exercice de nos missions. Pour la lutte contre ces fléaux, je pense qu’il faudrait redoubler de vigilance et accroître véritablement la coopération policière, car ces trafics se déroulent très souvent au niveau des frontières.

 

Lydie ESSISSIMA

Sous-Directeur de la lutte contre l’exclusion sociale – MINAS – Cameroun

C’était très important pour nous d’être associé à cette formation, parce que même si on a des éléments sur les questions de traite, il est important de partager les expériences, de voir de manière pratique comment est-ce qu’on arrive à identifier ou a déterminer l’infraction de traite. Il est aussi nécessaire de voir comment cela est gérée et comment est ce qu’on assure non seulement la répression des coupables, mais aussi la question de la prise en charge des victimes. De plus, voir comment s’organiser pour pré- venir ce phénomène. Je suis du Ministère des Affaires Sociales (MINAS), vous comprenez que dans ce volet il y a toute la question de la gestion sociale du phénomène de la traite. Désormais il sera question de mieux coopérer avec les autres services, notamment les services de sécurité, la Police et la Gendarmerie pour la prise en charge des victimes, pour leur réinsertion sociale et surtout pour la prévention de ce fléau.

NYUMBA KIASUKULUA

Samuel, Commissaire Supérieur Adjoint – RDC

Cette formation est très importante. A mon niveau, j’avais très peu d’informations sur l’OIM et sur les modes opératoires de traite des personnes, pourtant c’est un fléau très présent dans notre pays, et qui le plus souvent n’est pas dénoncé à la Police. Au retour de la formation, nous allons plus veiller à ce que les victimes soient encouragées à dénoncer les trafiquants. Elles ont très souvent peur de faire des dénonciations, car elles craignent des représailles des trafiquants, ces derniers disposant des moyens d’influence et de pression. Les deux jours déjà passés au Cameroun pour cette formation, nous ont fait découvrir de bonnes choses. Maintenant, pour améliorer la lutte contre la traite des personnes, il faut une politique de lutte régionale et ensuite une politique au niveau des pays. Quand nous allons retourner en RDC, nous allons dans nos rapports insister que nos Chefs hiérarchiques saisissent les autorités pour que des actions soient prises en matière de suivi des cas de traite, du début à la fin, et que les auteurs soient sanctionnés.

OSSANDANGA Gaël

Lieutenant de Police ; Collaborateur au Bureau de la Recherche et Investigation Criminelle près de la Direction Centrale de la Police Judiciaire au Congo Brazzaville.

A cet atelier, je suis arrivé comme un apprenant, et j’en sortirai nanti d’un savoir me permettant de transmettre auprès de mes collègues, les bonnes pratiques en matière de lutte contre la traite des personnes. Je serai à mesure de contribuer à la mise à jour de nos connaissances actuelles des modus operandi en matière de traite des personnes et trafic des migrants en Afrique Centrale. Il faut préciser que le phénomène de la traite au Congo est un sujet pas assez médiatisé, la population n’est pas suffisamment informée. Nous nous devons, en qualité d’ambassadeurs d’INTERPOL sur la lutte contre la traite des personnes, d’œuvrer ardemment au démantèlement des réseaux criminels nationaux et transnationaux, et d’y faire face.

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