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Site du Comité des Chefs de Police d'Afrique Centrale

« Nous allons organiser des formations pour aboutir à des opérations de police »

APENDEKI Chantal

Officier Régional Spécialisé chargé des communautés vulnérables

Vous-êtes responsable du domaine en charge des communautés vulnérables au niveau du bureau régionale d’INTERPOLE, quel est le plan d’action pour les prochains mois?

La plus récente opération en lien avec le trafic des êtres humains, est l’opération épervier, qui est un projet Sahel pour les pays du sahel, financée par le département des affaires étrangères allemands via la direction en charge des communautés vulnérables d’INTERPOL. Le bureau régional a été associé parce que le Tchad avait été impliqué dans le projet. Ce projet a produit de très bons résultats. Actuellement, il y a un projet américain qui est financé par le secrétariat d’État Américain, toujours via la direction en charge des communautés vulnérables. Dans le cadre de ce projet, nous allons commencer avec des formations. Il y a un atelier de formation sur le trafic des êtres humains qui aura lieu du 03 au 05 avril 2018. Une autre formation est prévue du 24 au 26 avril 2018. Elle sera une formation des formateurs qui permettra aux récipiendaires de pouvoir former dans leur pays respectif. L’objectif étant de mettre en place par la suite, une opération sur la traite des personnes. Par rapport aux crimes contre les enfants, il est prévu une conférence qui aura lieu à Kinshasa en  RD Congo.

A l’issue de cette conférence, les pays vont convenir sur comment et quand mettre en place notre coopération dans le domaine de la traite des enfants.

Comment se manifeste le crime la traite des humains dans la sous-région?

Il est très clair que dans toute la sous-région, il y a des formes de traite contre les enfants et des êtres humains. Ces crimes se manifestent notamment par l’exploitation des enfants aux fins commerciales, domestiques et sexuelles. L’autre aspect du crime est relatif aux exploitations d’organes. Nous avons également les autres formes de crimes comme l’incision, qui existe encore dans notre sous-région.

Est-ce que les huit pays membres du CCPAC adhérent aux différentes opérations de police en lien avec le trafic des êtres humains et les crimes contre les enfants ?

Formellement tous les pays sont d’accord. Maintenant dans la pratique, nous avons fait une évaluation qui a consisté à visiter les différents pays dans le but de s’assurer qu’il existe des unités de protection des mineurs dans tous les pays. L’évaluation a égale- ment permis de s’assurer qu’il existe des lois qui protègent les enfants dans ces différents pays. Par la suite, nous avons pensé à mettre en place des formations et à organiser des phases de sensibilisation dans ces différents pays pour aboutir à une opération de police.

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